En Fait
Le 13 mars 1970, Georges Brügger a acheté l'auberge "Gemsli" à Wilen-Walzenhausen, qu'il a revendue en décembre 1970. Pour ces deux transactions, il s'est fait représenter par son père, à qui il a délivré le 6 mars et le 30 avril 1970 deux procurations générales avec droit de substitution.
Par contrat du 18 juin 1970, les époux Lautenschlager ont accordé à Georges Brügger un prêt de 50'000 francs. Pour ce contrat également, le père Brügger est intervenu en tant que représentant de son fils. Il a également reçu les montants du prêt par versements les 22 juin et 21 juillet 1970 et en a donné quittance. Comme les titres de gage immobilier convenus n'ont pas été constitués, les époux Lautenschlager ont résilié le prêt le 8 mai 1971 et en ont exigé le remboursement pour le 30 juin 1971. En décembre 1971, les époux Lautenschlager ont intenté une action contre Georges Brügger en paiement de 55'000 francs plus 5% d'intérêts.
En Droit
Le Tribunal fédéral expose que l'efficacité de la représentation ne dépend pas du fait que le représenté ait informé le tiers du contenu de la procuration. Le représentant doit simplement se faire connaître comme tel auprès du tiers. Si le tiers renonce à une notification de l'autorisation et se contente des déclarations du représentant, l'efficacité de la représentation est appréciée en fonction du contenu de l'acte d'autorisation.
En l'espèce, le père Brügger avait, en vertu des procurations générales…