En Fait
Le Tribunal fédéral a été saisi d'un recours de droit public contre une décision de la Cour cantonale qui avait partiellement refusé la reconnaissance en Suisse de deux jugements de faillite rendus par le Tribunal de Naples (Italie) le 15 mai 1996 et le 10 juillet 1996. Le Tribunal fédéral a admis le recours et annulé la décision attaquée, sous réserve de la reconnaissance du jugement de faillite du 15 mai 1996 à l'égard de F. et G. et de la liquidation des biens des faillis situés en Suisse.En Droit
Selon l'art. 166 al. 1 let. a LDIP, le jugement étranger de faillite prononcé dans l'État du domicile du débiteur est reconnu en Suisse à la demande de l'administration étrangère de la faillite ou d'un créancier, s'il est exécutoire dans l'État où il a été prononcé. La doctrine majoritaire considère que cette disposition n'exige que l'exécutorité de la décision, à l'exclusion de la force de chose jugée. La Cour cantonale a donc commis un arbitraire en refusant de reconnaître le jugement de faillite italien du 10 juillet 1996 au seul motif qu'il n'était pas encore passé en force.
Par ailleurs, la condition de réciprocité posée par l'art. 166 al. 1 let. c LDIP est remplie pour l'Italie, selon la doctrine. Les juges cantonaux auraient donc pu reconnaître le jugement de…