En Fait
X. a été condamné pour avoir conduit son véhicule avec un taux d'alcoolémie de 2,32 à 3,13 pour mille, avoir grillé un feu rouge et provoqué une collision, puis avoir pris la fuite. Il avait déjà été condamné en 1995 pour des faits similaires. Le tribunal cantonal lui a accordé le sursis partiel à la condition qu'il s'abstienne totalement de consommer de l'alcool pendant la durée de la mise à l'épreuve de 5 ans, sous la surveillance de l'office d'exécution des peines. Le Ministère public a recouru contre cette décision.En Droit
La Cour de cassation pénale considère que le tribunal cantonal a fait un usage excessif de son pouvoir d'appréciation en accordant le sursis partiel dans ces circonstances. Bien que le condamné ait démontré une abstinence totale depuis les faits, cela ne suffit pas à lui seul à justifier un pronostic favorable, compte tenu de la gravité de la récidive.
Pour que l'abstinence puisse fonder une prévision positive, il faudrait que des conditions précises…