En Fait
Le 16 juin 1964, le tribunal de district de Zurich a prononcé le divorce d'Alfredo et Leonora Baratti-Giannoni et a condamné le premier à verser à son ex-épouse une indemnité de 200'000 francs, dont 50'000 francs payables en annuités de 10'000 francs à partir du 1er janvier 1965. Baratti est resté actif dans l'entreprise "Arno-Immobilien Nora Baratti" à Zurich après le divorce. Le 4 novembre 1966, l'office des poursuites de Zurich 6 a saisi une partie de la créance salariale mensuelle de 3'000 francs que Baratti avait contre son ex-épouse, la réduisant à 1'214,50 francs par mois à compter du 1er novembre 1966. Mme Baratti a versé le salaire de novembre 1966 à l'office des poursuites, mais pas les montants des mois suivants. L'office a donc autorisé Gatzka, le créancier poursuivant, à faire valoir personnellement les montants de décembre 1966 à juin 1967, soit 8'562 francs au total. Gatzka a poursuivi Mme Baratti pour le paiement de cette somme. Celle-ci a fait opposition, invoquant une compensation avec sa créance issue du jugement de divorce, Baratti n'ayant pas respecté son obligation de lui verser 10'000 francs par an à partir du 1er janvier 1965.En Droit
Le tribunal de district de Zurich et, sur recours de la défenderesse, le tribunal supérieur du canton de Zurich ont fait droit à la demande. Le Tribunal fédéral considère que le fait que Baratti ait ou non perçu son plein salaire sur la caisse de l'entreprise de la défenderesse est sans importance. S'il a encaissé le montant saisi, cette disposition serait nulle dans la mesure où elle porterait atteinte aux droits du poursuivant issus de la saisie (art. 96 al. 2 LP). Le débiteur ne peut valablement payer que l'office des poursuites (art. 99 LP). Le Tribunal fédéral juge que la compensation est en principe possible malgré…